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    <title>Radio Campus Pau - RSS Actualités - Événements</title>
    <description>Radio Campus Pau - RSS Actualités - Événements</description>
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      <title>52e édition du Festival International de la BD d'Angoulême</title>
      <description><![CDATA[Depuis 3 ans maintenant, nous avons la chance de pouvoir couvrir pour vous le Festival International de la BD d'Angoul&ecirc;me, incontournable &eacute;v&eacute;nement pour tous fans de 9e art. Si vous...]]></description>
      <pubDate>Fri, 28 Feb 2025 13:00:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Depuis 3 ans maintenant, nous avons la chance de pouvoir couvrir pour vous le <strong>Festival International de la BD d'Angoul&ecirc;me</strong>, incontournable &eacute;v&eacute;nement pour tous fans de 9e art. Si vous voulez une pr&eacute;sentation plus exhaustive, nous vous conseillons d'aller voir le premier compte-rendu, ici on va se concentrer sur ce que nous avons pu voir/faire lors de la derni&egrave;re &eacute;dition parmi la myriade de propositions (impossible de tout faire, vraiment)<br>Du 30 janvier au 2 f&eacute;vrier, s'est tenue la 52e &eacute;dition et comme pour les ann&eacute;es pr&eacute;c&eacute;dentes, nous allons tenter de vous immerger &agrave; travers un v&eacute;cu de festivalier parmi des milliers d'autres &agrave; travers notre p&eacute;riple !&nbsp;<br>P&eacute;riple qui commence juste apr&egrave;s notre arriv&eacute;e sur le site, pas le temps de niaiser, on a rendez-vous au <strong>CGR d'Angoul&ecirc;me</strong> pour l'avant-premi&egrave;re du premier &eacute;pisode de <strong>Conciliabule</strong>, la nouvelle &eacute;mission consacr&eacute;e &agrave; la bande dessin&eacute;e de France T&eacute;l&eacute;visions pr&eacute;sent&eacute;e par l'illustre <strong>P&eacute;n&eacute;lope Bagieu</strong> (<em>Culott&eacute;es</em> entre beaucoup d'autres choses), pr&eacute;sente avec nous dans la salle. Il &eacute;tait temps que nous ayons un programme consacr&eacute; &agrave; notre art pr&eacute;f&eacute;r&eacute; sur une m&eacute;dia aussi important ! Le principe est simple : Une discussion/interview (m&ecirc;me si l'animatrice se d&eacute;fend de ce dernier terme) autour de la carri&egrave;re d'un ou d'une b&eacute;d&eacute;aste dont elle appr&eacute;cie le travail. Une r&eacute;elle conversation entre personnes du milieu, naturelle et passionnante avec &agrave; disposition feuilles et mat&eacute;riel de dessin car une image vaut souvent mille mots. Et &agrave; premi&egrave;re d'exception, invit&eacute;e d'exception : <strong>Catherine Meurisse !&nbsp;</strong>On a ainsi pu voyager &agrave; travers sa riche carri&egrave;re de dessinatrice de presse au sein de <strong>Charlie Hebdo,&nbsp;</strong>la mani&egrave;re dont elle travaille les d&eacute;cors ou encore comment elle met d'elle-m&ecirc;me dans ses oeuvres. Et assister &agrave; cet &eacute;change sur grand &eacute;cran au cin&eacute;ma &eacute;tait une super exp&eacute;rience. Si ce n'est pas d&eacute;j&agrave; fait, ruez vous sur cette &eacute;mission ! Chouette mise en bouche du festival avant d'attaquer les grosses journ&eacute;es qui nous attendent !&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><br><span style="font-size: 14pt;"><strong>Vendredi<br></strong><span style="font-size: 12pt;">Apr&egrave;s une nuit de repos trop courte certes mais m&eacute;rit&eacute;e, nous nous lan&ccedil;ons directement &agrave; l'assaut du <strong>Nouveau Monde</strong>, la bulle consacr&eacute;e &agrave; la BD ind&eacute; afin d'y faire un premier tour shopping et discuter avec les &eacute;diteurices pr&eacute;sents. L'avantage de ce spot situ&eacute; en haut de la ville, pr&egrave;s de la mairie c'est qu'il est &agrave; la fois &agrave; c&ocirc;t&eacute; du Mus&eacute;e d'Angoul&ecirc;me et du Th&eacute;&acirc;tre qui sont deux destinations qui nous int&eacute;ressent. Le mus&eacute;e d'abord pour son exposition consacr&eacute;e &agrave; <strong>Posy Simmonds,</strong> l'une des prestigieuses invit&eacute;es du festival. Inutile d'aborder la qualit&eacute; de l'exposition et des suivanters, le festival propose toujours de superbes immersion dans l'oeuvre des auteurices et courants qu'il souhaite mettre en lumi&egrave;re et c'est une nouvelle fois le cas ici ! Voir de pr&egrave;s les originaux de son oeuvre pl&eacute;thorique allant du r&eacute;cit pour la jeunesse au dessin de presse en passant par la r&eacute;invention de classiques litt&eacute;raires. Une bibliographie militante, f&eacute;ministe et fondamentale dans la BD occidentale donc de la BD tout court ! D'ailleurs, une chouette chronologie du d&eacute;veloppement du neuvi&egrave;me art au Royaume-Uni traversait une bonne partie de l'exposition, ce qui est une chouette ouverture sur elle et ses dates cl&eacute;s.</span><strong><br></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 12pt;"></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 12pt;"><img src="/upload/481876125_3930462667224264_5064561054509763790_n.jpg" width="400" height="531" alt="481876125_3930462667224264_5064561054509763790_n.jpg (180 KB)"></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 12pt;">Une chouette surprise nous attendait &agrave; la fin de ce d&eacute;dale de planches quand nous sommes tomb&eacute;s sur <strong>Posy</strong> Herself en train de finir son cr&eacute;neau de d&eacute;dicaces. Nous n'avons pas pu lui parler car elle &eacute;tait attendue mais de la trouver l&agrave; sans le savoir au pr&eacute;alable fut quand m&ecirc;me un petit pic &eacute;motionnel !&nbsp;<br>Mais elle n'&eacute;tait pas la seule &agrave; avoir un rendez-vous, apr&egrave;s une petite pause d&eacute;jeuner bien m&eacute;rit&eacute;e, c'est au th&eacute;atre que nous nous rendons pour la Masterclass exceptionnelle de <strong>Kamome Shirahama</strong>, dont le chef d'oeuvre <em>L'Atelier des Sorciers</em> &eacute;tait expos&eacute; &agrave; <strong>l'H&ocirc;tel Saint-Simon&nbsp;</strong>et spoiler malheureux : nous n'avons pas pu la visiter, ni elle ni celle de <strong>Gou Tanabe</strong> consacr&eacute;e &agrave; ses liens &eacute;troits avec le monstre du fantastique<strong> H.P Lovecraft</strong> &agrave; qui Lucas a consacr&eacute; un article sur notre site (allez le lire comme tout ce qu'il a &eacute;crit). Malheureusement, depuis quelques ann&eacute;es, certaines expositions sont devenues tr&egrave;s difficiles d'acc&egrave;s tant elles attirent du monde. Alors elles restent visibles si l'on est patient mais c'est souvent au prix de plusieurs heures d'attentes. C'&eacute;tait le cas de celle sur <strong>Superman</strong> &eacute;galement. Nul doute qu'elles valent le coup et c'est une bonne chose qu'elles aient autant de succ&egrave;s. Chacun vit son festival comme il veut et c'est l'une de ses richesses, mais nous pr&eacute;f&eacute;rons la vari&eacute;t&eacute;, quittes malheureusement &agrave; passer &agrave; c&ocirc;t&eacute; de gros bangers.&nbsp; Parenth&egrave;se faite, passons au main event de l'apr&egrave;s-midi : <strong>Shirahama-Sensei !!</strong><br>L'autrice arrive visage cach&eacute;, grim&eacute;e &agrave; l'image d'un de ses personnages, d'abord stress&eacute;e comme beaucoup d'auteurices venus du Japon. 1h30 d'&eacute;change super plaisants qui a &eacute;t&eacute; l'occasion de revenir sur son processus cr&eacute;atif, rapport au merveilleux, son amour pour la mode ou encore sa conception du monde et de la cr&eacute;ation comme &agrave; la fois moyen d'expression et moyen de faciliter la vie des gens. Au fur et &agrave; mesure, nous d&eacute;couvrons une personnalit&eacute; qui se d&eacute;tend, blague et devient plus expansive. Un superbe moment, vraiment, les rencontres avec les artistes, c'est ce que votre serviteur pr&eacute;f&egrave;re !<br>C'est la t&ecirc;te pleine d'infos que nous nous dirigeons &agrave; pr&eacute;sent vers le <strong>Monde des Bulles</strong>, l'antre de la BD mainstream avec tous les grands &eacute;diteurs de BD occidentale pour un petit (gros) tour des stands pour une nouvelle fois remplir nos sacs. Mais ne nous y attardons pas trop car nous avons un rendez-vous, sur les quais de la Charente pour l'une des animations les plus originales &agrave; laquelle le festival pouvait nous convier : un tour en drakkar propos&eacute; par l'association de passionn&eacute;s de navigation : <strong>B&agrave;tar.&nbsp;</strong>Cette proposition &eacute;tait sur inscription mais gratuite, pour permettre au plus de monde possible d'y prendre part, ce qui est top ! En plus, l'id&eacute;e n'est pas juste de se faire promener pendant 30min, c'est nous qui naviguons ! Un drakkar n'avance que gr&acirc;ce &agrave; la force de son &eacute;quipage qui rame, et nous sommes l'&eacute;quipage !&nbsp;<br>Apr&egrave;s une attente prolong&eacute;e d&ucirc;e &agrave; un retard sur le planning, une distribution des gilets de sauvetage avec la formation qui va bien, il est temps d'embarquer ! Les rames sont lourdes et il faut les manoeuvrer et demande une vraie synchronisation entre tout l'&eacute;quipage mais l'exp&eacute;rience &eacute;tait super plaisante et immersive. Notre capitaine &eacute;tait super agr&eacute;able, claire et nous a pr&eacute;sent&eacute; leur association et notamment leur projet fou de traverser l'Atlantique, esp&eacute;rons qu'ils y arrivent mais nous n'avons aucun doute l&agrave;-dessus ! Merci &agrave; eux pour cette opportunit&eacute; et une tr&egrave;s belle mani&egrave;re de terminer la journ&eacute;e !</span></span><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 12pt;"></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><strong></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><strong>Samedi</strong></span><span style="font-size: 14pt;"><strong></strong></span><span style="font-size: 14pt;"><strong></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Chaque ann&eacute;e c'est la journ&eacute;e la plus remplie et en voici un nouvel exemple ! Pour la premi&egrave;re fois, Radio Campus Pau se rend au <strong>Vaisseau Moebius</strong> d&egrave;s son arriv&eacute;e sur le site, b&acirc;timent hybride entre centre de conf&eacute;rence et d'exposition avec sa forme particuli&egrave;re toute en verticalit&eacute;. La raison ? Non pas l'exposition sur Superman, malgr&eacute; le fait que nous aurions aim&eacute; y jeter un oeil mais pour une conf&eacute;rence matinale sur l'importance d'&eacute;crire l'enfance en BD avec rien de moins que <strong>Julien Neel, Sy et Lucie Bryon !&nbsp;</strong>Une discussion qui prendra vite une forme de digression sans pourtant perdre son int&eacute;r&ecirc;t ! Nous avons pu aborder l'importance d'&eacute;crire de la BD pour les plus jeunes, pour fa&ccedil;onner leur amour du m&eacute;dium, en faire de futurs lecteurs mais aussi car c'est un art qui pr&eacute;sente naturellement des formes qui peuvent plus facilement leur parler, c'est donc d'autant plus important qu'il soit de qualit&eacute;. Et &ccedil;a a dur&eacute; un quart d'heure environ avant de prendre un virage qui nous amen&eacute; sur pleins d'autres sujets allant des contraintes edito, aux techniques de dessin en passant par un concours du job le plus pourri dans lequel ils ont &eacute;t&eacute;. Trop trop cool encore une fois et c'&eacute;tait que le d&eacute;but des belles choses qui nous attendaient en ce premier jour du week-end ! Quittes &agrave; &ecirc;tre dans cette zone excentr&eacute;e de la ville, nous avons fait une bonne partie des expos du coin : celle sur <strong>Julie Birmant</strong> au Mus&eacute;e du Papier et les diff&eacute;rentes collaborations qu'elle a pu faire pendant sa carri&egrave;re, notamment centr&eacute;e sur les portraits d'artistes qu'elle a sc&eacute;naris&eacute;s comme Dali par exemple, qui avait droit &agrave; un montage vid&eacute;o au centre de la premi&egrave;re salle !</p>
<p style="text-align: justify;"><img src="/upload/481948342_1295624575037101_6542384648561957491_n.jpg" width="400" height="531" alt="481948342_1295624575037101_6542384648561957491_n.jpg (143 KB)"></p>
<p style="text-align: justify;"><br>Petite expo qui nous met en jambe vers nos prochaines destinations visuelles au <strong>Mus&eacute;e de la bande dessin&eacute;e</strong>, sur l'autre rive. En plus d'abriter le <strong>Quartier Jeunesse,&nbsp;</strong>il regorge d'expositions et nous avons pu en visiter quelques-unes avant de reprendre la route pour la masterclass de <strong>John Romita Jr.</strong> au Th&eacute;&acirc;tre d'Angoul&ecirc;me. L'un de nos principaux objectifs du festival &eacute;tait l'exposition consacr&eacute;e &agrave;<strong> <em>Lou!</em></strong>, apr&egrave;s avoir vu son papa nous r&eacute;galer en conf&eacute;rence une heure plus t&ocirc;t et elle n'a absolument pas d&eacute;&ccedil;ue, on a ador&eacute; ! Il s'agit ici d'explorer tout ce qui a un rapport avec le personnage, de l'oeuvre principale &agrave; sa suite dans <em>Sonata</em>, les diff&eacute;rents grands arcs, son d&eacute;veloppement transm&eacute;dia o&ugrave; elle est pass&eacute; des cases &agrave; la t&eacute;l&eacute; et au cin&eacute;ma avec une sc&eacute;nographie &agrave; l'image de la DA de la BD, douce et color&eacute;e avec pleins de pi&egrave;ces rappelant son univers, des jouets, des objets vintages et on a m&ecirc;me eu droit &agrave; des vieux carnets de l'auteur en plus des planches originales en vitrine !<br>A peine le temps de s'en remettre que nous nous rendons &agrave; la <strong>BD r&egrave;gle ses contes</strong>, expo d&eacute;di&eacute; aux liens entre ces deux formes d'expression, o&ugrave; nous &eacute;voluons dans de superbes d&eacute;cors. Etant destin&eacute;e aux enfants, elle &eacute;tale sur tout son long diff&eacute;rentes jeux et activit&eacute;s qui permet aux jeunes de dessiner, cr&eacute;er leurs personnages, ajouter leur patte &agrave; une grande fresque etc. Nous &eacute;tions plus l&agrave; pour l'immersion et l'aspect documentaire que pour les planches et nous avons &eacute;t&eacute; r&eacute;gal&eacute;s ici aussi !</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"><img src="/upload/481893008_1306631363976480_6293874903928351419_n.jpg" width="400" height="531" alt="481893008_1306631363976480_6293874903928351419_n.jpg (156 KB)"></p>
<p style="text-align: justify;">Place au patron &agrave; pr&eacute;sent ! Petite collation, petit tour de navette et nous voil&agrave; install&eacute;s pour assister &agrave; la venue exceptionnelle du non moins exceptionnel <strong>John Romita Jr.,&nbsp;</strong>immense artisan du comics ayant red&eacute;fini la mani&egrave;re de dessiner plusieurs grands super-h&eacute;ros comme Spider-man ou Daredevil, a notamment pris la plume pour la trilogie Kick-Ass et fils du l&eacute;gendaire John Romita, l'un des auteurs les plus r&eacute;v&eacute;r&eacute;s du genre, aux c&ocirc;t&eacute;s d'un<strong> Steve Ditko</strong> ou <strong>Jack Kirby.&nbsp;</strong>Malgr&eacute; une dur&eacute;e emput&eacute;e d'une trentaine de minutes en comparaison aux masterclass habituelles, nous avons assist&eacute; &agrave; un entretien pour gourmands, hyper riche en infos, notre invit&eacute; est tel qu'on peut s'imaginer une personnalit&eacute; am&eacute;ricaine, showman, blagueur et qui n'h&eacute;site jamais &agrave; se mettre en sc&egrave;ne, il est l'oppos&eacute; des auteurices japonais que nous avons pu voir, toujours plus simples et sur la r&eacute;serve, ce qui n'est pas un mal mais qui fait un sacr&eacute; contraste avec quelqu'un comme lui. La rencontre s'est divis&eacute;e en deux parties : une premi&egrave;re en question-r&eacute;ponse, tradionnelle, o&ugrave; nous sommes revenus sur ses d&eacute;buts, son &eacute;volution, la mani&egrave;re dont il appr&eacute;hend&eacute; les super-h&eacute;ros qui lui ont &eacute;t&eacute; assign&eacute;s ou son rapport &agrave; l'ombre de son p&egrave;re avec pl&eacute;tore d'anecdotes incroyables comme lorsqu'il nous d&eacute;crivait des sc&egrave;nes surr&eacute;alistes pour qui n'a pas un entourage comme le sien &agrave; l'image de diners o&ugrave; <strong>Stan Lee</strong> venait &agrave; la maison ou encore le fait qu'il ait cr&eacute;e un m&eacute;chant de Spider-Man, The Prowler, encore adolescent. La seconde moiti&eacute; &eacute;tait d&eacute;di&eacute;e aux questions du public, chouette initiative de laisser ses fans &eacute;changer avec lui alors que 3h suppl&eacute;mentaires n'auraient pas &eacute;t&eacute; suffisantes pour faire le tour de son oeuvre. Assur&eacute;ment l'un des temps forts du festival et une chance incroyable de partager la m&ecirc;me salle qu'un artiste aussi important.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre prochaine rencontre et conclusion de la journ&eacute;e&nbsp; est avec un artiste beaucoup moins connu mais pas moins int&eacute;ressant. Cap sur <strong>Manga City</strong> pour le voir et passage sur les stands en attendant le d&eacute;but ! C'est avec <strong>Yasutoshi Kurokami&nbsp;</strong>que nous allons passer cette prochaine heure ! Il est l'auteur de <em>Croissant Amoureux,&nbsp;</em>un manga OVNI, romance surr&eacute;aliste empruntant &agrave; la po&eacute;sie de <strong>Taiyo Matsumoto</strong> comme &agrave; l'&eacute;pure de <strong>Minetaro Mochizuki !&nbsp;</strong>Ce fut l'occasion de d&eacute;couvrir que l'auteur, bien qu'il soit n&eacute; au Japon avait voyag&eacute; pendant de nombreuses ann&eacute;es avant de venir habiter en France, o&ugrave; il habite encore ! C'est d'ailleurs tout &agrave; son honneur d'avoir voulu mener la conf&eacute;rence le plus possible en fran&ccedil;ais alors que ce n'est pas sa langue maternelle. Nous avons pu &eacute;voquer ses d&eacute;buts sur instagram, sa soif d'exp&eacute;rimentation de formats, couleurs et types de dessin ou encore sa mani&egrave;re singuli&egrave;re de cr&eacute;er alliant spontan&eacute;it&eacute; et travail de soustraction. Son &eacute;diteur &eacute;tant pr&eacute;sent dans la salle, nous avons aussi pu aborder l'objet livre avec lui, vous le verrez si vous le trouvez en rayon, il poss&egrave;de un type de reliure tr&egrave;s particulier !&nbsp;<br>C'est ainsi que nous terminons ce samedi bien charg&eacute; avant de terminer sur un dimanche plus calme mais non moins surprenant comme vous allez pouvoir le lire !&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><strong>Dimanche<br><br></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 12pt;">Nous n'avions pr&eacute;vu que de nous rendre &agrave; la rencontre donn&eacute;e &agrave; <strong>Manga City</strong> sur la <strong>Fantasy F&eacute;minine</strong> avec <strong>Bruno</strong> <strong>Pham, ainsi que les auteurices Dr. Pralinus (Dargaud) et Tpiu (Kana).</strong> Encore une fois, une discussion tr&egrave;s int&eacute;ressante sur l'importance pour les femmes et minorit&eacute;s de genre de s'approprier cet univers litt&eacute;raire historiquement masculin, les formes que cela peut prendre et les diff&eacute;rentes perspectives de r&eacute;flexion qu'un d&eacute;placement du point de vue peut susciter. Malheureusement, des probl&egrave;mes &eacute;lectriques ont rythm&eacute; le moment et perturb&eacute; son bon d&eacute;roulement mais pas au point d'entacher l'int&eacute;r&ecirc;t qu'il pouvait susciter.&nbsp;<br>C'est en sortant de la bulle que nous pensions juste nous balader en attendant notre train, que nous sommes tomb&eacute; sur quelque chose d'inesp&eacute;r&eacute; : une file d'attente r&eacute;duite &agrave; son minimum pour l'exposition d&eacute;di&eacute;e &agrave; <strong>Vinland Saga</strong> alors qu'elle &eacute;tait simplement inaccessible tout le long du festival !! C'est donc comme &ccedil;a que nous finirons notre festival : aupr&egrave;s des planches incroyables de <strong>Makoto Yukimura&nbsp;</strong>dans son exposition immersive, dans un d&eacute;corum inspir&eacute; de la culture norroise. Un drakkar enfum&eacute;, fausse pierre, v&eacute;g&eacute;tation, boucliers et maison m&eacute;di&eacute;vales nous attendaient et ont donn&eacute; une saveur particuli&egrave;re &agrave; ce tour. La s&eacute;lection des originaux &eacute;tait parfaite, suivant l'&eacute;volution mentale de son personnage principal, centrale pour l'int&eacute;r&ecirc;t du manga et nous a permis de nous rendre compte d'&agrave; quel point les rendus de l'auteur sont soign&eacute;s, peu de modifications, de corrections, presque semblables aux imprim&eacute;s que nous avons dans nos tomes reli&eacute;s, &eacute;poustouflant !&nbsp;</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 12pt;"></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 12pt;"><img src="/upload/481864997_1187346903119541_794686813135795828_n.jpg" width="400" height="531" alt="481864997_1187346903119541_794686813135795828_n.jpg (136 KB)"></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 12pt;"></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-size: 12pt;">C'est sur cette incroyable surprise que s'est conclue notre p&eacute;riple en terre angoumoise pour cette ann&eacute;e ! Merci de nous avoir lu !&nbsp;</span></span></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Live Report de l'Ocean Fest #2 - Jour 1</title>
      <description><![CDATA[Pour nous, vendredi 26 avril, ce furent les retrouvailles avec l'Ocean Fest ! L'&eacute;v&eacute;nement nous avait beaucoup emball&eacute; l'an dernier (vous pouvez retrouver le live report sur le site) tant par sa...]]></description>
      <pubDate>Thu, 02 May 2024 20:20:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Pour nous, vendredi 26 avril, ce furent les retrouvailles avec l'Ocean Fest ! L'&eacute;v&eacute;nement nous avait beaucoup emball&eacute; l'an dernier (vous pouvez retrouver le live report sur le site) tant par sa programmation que son organisation et les valeurs d&eacute;fendues. Comme <strong>Worakls </strong>(co-organisateur avec <strong><span style="color: rgb(0, 0, 0);">Hugo Cl&eacute;ment</span></strong> et leur association <strong>Blue Force</strong>)&nbsp;nous le d&eacute;voilait lorsque nous l'avons interview&eacute; l'an dernier, il est bien question d'une &eacute;dition qui s'&eacute;tend &agrave; pr&eacute;sent sur deux jours ! Et surprise, si le samedi poss&egrave;de une programmation &agrave; l'image de la pr&eacute;c&eacute;dente tr&egrave;s pop/electro toujours de tr&egrave;s bon go&ucirc;t, le vendredi est consacr&eacute; au punk et au metal ! En prime, elle est couronn&eacute;e par la pr&eacute;sence de <strong>Gojira</strong> en t&ecirc;te d'affiche, fleuron du metal local devenu mastodonte international depuis bien des ann&eacute;es d&eacute;j&agrave; ! Les engagements sont toujours les m&ecirc;mes. Premi&egrave;rement, toutes les recettes du festival vont aux associations soutenues et elles sont au nombre de trois cette ann&eacute;e. <strong>Sea Shepherd </strong>que l'on ne pr&eacute;sente plus d&eacute;j&agrave; soutenus l'an dernier, &agrave; laquelle viennent s'ajouter <strong>One Voice</strong> et <strong>Itsas Arima</strong>. Les premiers luttent pour la pr&eacute;servation du vivant dans son ensemble, militent entre autres contre l'exploitation scientifique, pour le spectacle ou encore pour la mode. La seconde structure est fond&eacute;e par des biologistes et bas&eacute;e &agrave; Bayonne. Elle oeuvre pour pr&eacute;servation des mammif&egrave;res marins et de la faune maritime au sens large. N,'h&eacute;sitez pas &agrave; vous renseigner, &agrave; vous rapprocher de ces structures et si vous en avez l'envie et la possibilit&eacute;, de les soutenir !<br>Tout comme l'an dernier, le choix des artistes pr&eacute;sents correspond aux valeurs d&eacute;fendues par le festival. Tous acceptent de jouer b&eacute;n&eacute;volement d&eacute;j&agrave;, et sont tous locaux ou de France afin de limiter les &eacute;missions carbone. Ils partagent tous cette pr&eacute;occupation pour l'environnement, soit v&eacute;hicul&eacute;e directement dans leur musique et/ou leurs discours soient sont sensibles &agrave; ces causes et trouvent en l'<strong>Ocean Fest</strong> un moyen de faire un geste fort ! Le festival voit plus grand et prend de plus en plus d'ampleur. Son &eacute;volution est passionnante et r&eacute;jouissante !&nbsp;<br></em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Site&nbsp;<br><br></strong>Comme il convient, petit tour du site tir&eacute; du premier report avec erratum pour mentionner les am&eacute;liorations faites depuis la pr&eacute;c&eacute;dentes &eacute;dition : <br><span>C'est &agrave; la&nbsp;</span><strong>Halle d'Iraty</strong> que les festivit&eacute;s ont eu lieu, un grand complex ayant l'habitude d'accueillir concerts, festivals et salons. L'endroit est facilement accessible, situ&eacute; pr&egrave;s de l'a&eacute;roport et de grands axes routiers. La gare n'est pas tr&egrave;s &eacute;loign&eacute;e non plus, tout comme les arr&ecirc;ts de bus ce qui facilite son acc&egrave;s. C'est un grand b&acirc;timent &agrave; plusieurs &eacute;tages partag&eacute; entre les diff&eacute;rents coins habituels que nous pouvons retrouver dans un festival : points cashless, merch, vestiaires, plusieurs toilettes (pr&eacute;sents &eacute;galement en ext&eacute;rieur) et &eacute;videmment, la salle de concerts. L'accessibilit&eacute; &eacute;tait top, il nous a sembl&eacute; assez facile de circuler &agrave; l'int&eacute;rieur, tout est facilement accessible et lisible avec la pr&eacute;sence de nombreux b&eacute;n&eacute;voles un peu partout en cas de besoin. Toujours dans cette volont&eacute; d'organisation bienveillante et carr&eacute;e, il y a la pr&eacute;sence de <strong>Safer&nbsp;</strong>sur le festival et leur dispositif visant &agrave; sensibiliser, pr&eacute;venir et intervenir en cas d'agressions. Leur application est disponible, n'h&eacute;sitez pas &agrave; la t&eacute;l&eacute;charger quand vous allez en festival s'ils y sont pr&eacute;sents.&nbsp;<br>Pour se nourrir et s'hydrater, c'est principalement dehors que &ccedil;a se passe ! Les restaurateurs pr&eacute;sents aux sp&eacute;cialit&eacute;s vari&eacute;es &eacute;taient l'assurance d'en avoir pour tous les go&ucirc;ts. Mention sp&eacute;ciale pour la qualit&eacute; des produits de ceux que nous avons pu tester, qui semblaient &agrave; l'image des autres au vu de l'odeur de chaque food truck. Produits frais, 100% veggie et vegan, pr&eacute;parations maison, localit&eacute; et prix abordables, un r&eacute;gal ! Les festivaliers ne s'y&nbsp; sont pas tromp&eacute;s au vu des queues malheureusement tr&egrave;s longues, une fois la soir&eacute;e lanc&eacute;e. En tout cas, c'est r&eacute;jouissant de constater que les choix en terme de qualit&eacute; et d'engagement qui nous ont pouss&eacute; &agrave; nous int&eacute;resser au festival ont &eacute;t&eacute; pouss&eacute; jusqu'&agrave; la partie restauration ! Il est &agrave; mentionner que l'offre a &eacute;t&eacute; doubl&eacute;e par rapport &agrave; la premi&egrave;re &eacute;dition et les nouveaux venus sont tout aussi gourmands que ceux qui font leur retour !&nbsp;<br>S'il est important de bien se restaurer en festival, l'endroit le plus important, celui de toutes les attentions est &eacute;videmment la salle ! Elle &eacute;tait tout &agrave; fait adapt&eacute;e &agrave; la densit&eacute; de population, avec 2 buvettes pour reprendre des forces sans risquer de manquer un bout du show.&nbsp; Une disposition totalement ad&eacute;quate, tout comme les sons et lumi&egrave;res nickels pour chaque passage, mettant bien en valeur la musique des artistes pr&eacute;sents pour la soir&eacute;e ! Et c'est d'eux que nous allons parler &agrave; pr&eacute;sent !</p>
<p><strong>Les Shows</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C'est &agrave; <strong>Zetkin</strong> que revient la charge de lancer les hostilit&eacute;s. Et d'hostilit&eacute;s, il est r&eacute;ellement question ici, contre toute forme d'oppressions qu'elles soient ethniques, de classes, de genre, contre un syst&egrave;me bouffi qui s'autod&eacute;truit en emportant tout avec lui. Pour un groupe qui emprunte son nom &agrave; celui de <strong>Clara Zetkin </strong>(figure cruciale du f&eacute;minisme, allez checker par piti&eacute;) et qui s'inscrit dans son h&eacute;ritage de pens&eacute;e, cela va de soi ! &nbsp;C'est du punk donc &ccedil;a passe pas par 4 chemins pour transmettre son point de vue sur la soci&eacute;t&eacute; &agrave; travers sa musique. Ca va tout droit, droit dans la tronche exactement comme on peut l'attendre d'un groupe du genre. Une foule d&eacute;j&agrave; plut&ocirc;t cons&eacute;quente est venue se mettre en jambes en venant se prendre la grosse dose d'&eacute;nergie ! Une d&eacute;couverte pour nous que ce combo anim&eacute; par un charisme certain et des compositions efficaces ! Nous sommes partis un peu avant la fin de leur prestation pour nous laisser guider par l'odeur all&eacute;chante des food trucks histoire d'&ecirc;tre pr&ecirc;ts pour <strong>Orbel</strong> mais nous esp&eacute;rons les recroiser bient&ocirc;t ! Une ouverture de festival qui a tenu toutes ses promesses !<br><br>Nous voil&agrave; sustent&eacute;s et pr&ecirc;ts pour revoir <strong>Orbel&nbsp;</strong>que nous avions d&eacute;couverts l'an dernier en premi&egrave;re partie des doomsters italiens de <strong>Messa</strong> &agrave; l'Atelier du Neez de Juran&ccedil;on. Le souvenir &eacute;tait vraiment bon et l'attente n'&eacute;tait que d&eacute;cupl&eacute;e. Et nous n'avons absolument pas &eacute;t&eacute; d&eacute;&ccedil;us ! Nous retrouvons avec grand plaisir leur post-metal tr&egrave;s doom, lourd, ensorcelant ex&eacute;cut&eacute; avec toujours autant de brio. Une fois de plus, pour un d&eacute;but de soir&eacute;e, la foule &eacute;tait bien pr&eacute;sente pour soutenir le groupe. Le Pays Basque avait <strong>Monarch!</strong> comme prodige de la musique lente et lourde mais depuis leur split, <strong>Orbel</strong> a tous les atouts pour s'asseoir sur le tr&ocirc;ne. Le chant basque participe &agrave; l'ambiance mystique que le groupe installe tout comme le choix des percussions electroniques et la grosse pr&eacute;sence de Trip-hop dans leur son. Le cocktail est unique et si bon ! Les morceaux s'enchainent de mani&egrave;re homog&egrave;ne soutenus par un jeu de lumi&egrave;re tr&egrave;s immersif. <strong>Orbel</strong> nous coupe du reste du monde pendant 45minutes pour nous plonger dans un abime sombre mais si enj&ocirc;leur avant de nous rendre &agrave; notre r&eacute;alit&eacute; tout &eacute;tourdis mais heureux du moment pass&eacute; en leur compagnie.</p>
<p style="text-align: justify;">Ravitaillement boisson avant la premi&egrave;re t&ecirc;te d'affiche de la soir&eacute;e, avec temps de sc&egrave;ne doubl&eacute; : <strong>Mass Hysteria. </strong>Personne n'a besoin de s'attarder longtemps sur les paroles du groupe pour comprendre pourquoi ils ont &eacute;t&eacute; sollicit&eacute;s &agrave; participer &agrave; l'&eacute;v&eacute;nement. Ces v&eacute;t&eacute;rans de la sc&egrave;ne fran&ccedil;aises font partie des plus gros noms nationaux et semblent toujours sur la route pr&ecirc;ts &agrave; d&eacute;fendre leurs morceaux. Et c'est qu'ils sont extr&ecirc;mement dou&eacute;s dans l'exercice ! Voir <strong>Mass Hysteria</strong> en live, si tant est qu'on est sensible &agrave; leur musique, m&ecirc;me juste un peu, c'est l'assurance d'assister &agrave; quelque chose d'&eacute;norme. <strong>Mouss</strong> et sa bande semblent infatigables, &ccedil;a bouge, &ccedil;a saute partout, &ccedil;a communique d&egrave;s que possible. C'est la f&ecirc;te (sportive la f&ecirc;te hein) sur 1h30, quel bonheur ! Le groupe sait qu'ils composent de v&eacute;ritables hymnes, tout se r&eacute;pond et &ccedil;a fait obligatoirement mouche. Et la foule le leur rend bien, c'est une v&eacute;ritable communion. Le set a donn&eacute; la part belle aux albums des dix derni&egrave;res ann&eacute;es, avec surtout <em>Maniac</em> et <em>Tenace</em> le double-dernier n&eacute;. Mais un groupe avec autant d'exp&eacute;rience sait aussi ravir ses fans de la premi&egrave;res heures avec la doublette indispensable : "Contraddiction"/"Furia". C'est d'ailleurs sur cette derni&egrave;re que Mouss a invit&eacute; les enfants &agrave; festoyer avec eux comme une c&eacute;l&eacute;bration de la jeunesse et tous ont fait honneur &agrave; ce tr&egrave;s grand moment ! Enfin, le d&eacute;sormais classique "Plus que du Metal" est venu achever une performance &eacute;norme avant de pr&eacute;parer aux tauliers de la soir&eacute;e : <strong>Gojira !&nbsp;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Comme l'an dernier, <strong>Hugo Cl&eacute;ment</strong> qui co-organise le festival vient annoncer la derni&egrave;re partie de soir&eacute;e avec un petit discours, en rappelant les engagements du festival et leur importance fondamentale avant de chauffer un peu plus la salle pour ce qui se pr&eacute;pare.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout le monde est bouillant, chauff&eacute; &agrave; bloc et mass&eacute; pour accueillir notre Kaiju national, reconnus mondialement tant pour la qualit&eacute; de leur musique (<em>From Mars to Sirius</em>, de loin l'une des meilleures sorties des ann&eacute;es 2000 et d&eacute;j&agrave; un concept-album sur les probl&egrave;mes environnementaux) que pour leurs prestations live ultra r&eacute;guli&egrave;res en qualit&eacute;. Et les enfants du pays n'ont pas failli &agrave; leur r&eacute;putation. La pr&eacute;paration se fait derri&egrave;re un grand layout "Ocean Planet" qui annonce la couleur et rappelle les engagements que portent le groupe depuis leur d&eacute;but (il est notamment question d'un projet musical avec diff&eacute;rents invit&eacute;s pour soutenir <strong>Sea Shepherd</strong> qui n'a malheureusement jamais pu voir le jour). C'est d'ailleurs ce morceau qui sert d'ouverture &agrave; cette magistrale heure et demie o&ugrave; les morceaux de <em>Fortitude</em> et les classiques des diff&eacute;rentes p&eacute;riodes du groupe s'enchainent. "Silvera" et "Stranded" se font presque suite, tout comme "Flying Whales" et "Backbone" un peu apr&egrave;s , respectivement de <em>Magma</em> (2015) et <em>From Mars to Sirius</em> (2005). <strong>Gojira</strong>, c'est toujours une le&ccedil;on de charisme et d'ex&eacute;cution en live. <br>Les effets de fum&eacute;e et de lumi&egrave;res leur donnent la dimension monumentale que m&eacute;rite leur musique. Joe est un excellent frontman, bien bavard et n'h&eacute;sitant jamais &agrave; l&acirc;cher une petite vanne contrairement &agrave; beaucoup de groupes issus des sc&egrave;nes extr&ecirc;mes. Son fr&egrave;re Mario n'est pas en reste, jouant avec le public lors d'un solo o&ugrave; il communique avec le public via pancarte. Le clou du spectacle arrivant &agrave; la fin du show o&ugrave; les deux fr&egrave;res &eacute;changent leur poste, d&eacute;montrant d'ailleurs qu'ils se d&eacute;brouillent pas mal m&ecirc;me en inversant les r&ocirc;les ! Ils excellents d&eacute;cid&eacute;ment partout ! Comme autre incongruit&eacute; bienvenue et qui fait particuli&egrave;rement sens ici, c'est "Yellow Submarine" qui se tape l'incruste &agrave; plusieurs occasions et reprise avec joie par la salle. La large place accord&eacute;e &agrave; <em>Fortitude</em>, le dernier album permet d'a&eacute;rer le set &eacute;tant donn&eacute; l'all&egrave;gement des compositions offrant des respirations entre les morceaux plus lourds et intenses des pr&eacute;c&eacute;dents efforts du groupe. The Chant est particuli&egrave;rement parlant &agrave; ce sujet, un choeur gigantesque sans mot, touchant du doigt la volont&eacute; artistique de l'album qui aborde la communion avec la nature comme un tout.<br>L'attendu "Vacuity" vient terrasser toute &eacute;nergie restante avec ses parts ultra massives comme point final d'une bien belle soir&eacute;e encore une fois !&nbsp;<br><br><strong>Conclusion<br><br></strong>Nous n'avons pas pu &ecirc;tre pr&eacute;sents pour le deuxi&egrave;me jour mais s'il &eacute;tait comme le premier, le bilan est semblable &agrave; celui de l'an dernier. L'Ocean Fest confirme qu'il est un &eacute;v&eacute;nement sur lequel compter dans les ann&eacute;es &agrave; venir avec cet &eacute;norme plus que sont ses engagements. L'organisation est impeccable, le son aussi. Le line-up propos&eacute; est encore une fois tr&egrave;s solide, la programmation metal comme premier essai dans le style &eacute;tait impeccable ! Encore une r&eacute;ussite, h&acirc;te de voir comment il va continuer d'&eacute;voluer !&nbsp;<br><span>C'est &agrave; notre tour de remercier toutes les personnes qui ont rendu &ccedil;a possible, toutes les &eacute;quipes, les artistes, merci pour ce beau moment !&nbsp;</span></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>51e édition du Festival International de la BD d'Angoulême</title>
      <description><![CDATA[Comme l&rsquo;an dernier, nous vous proposons un report de la derni&egrave;re &eacute;dition du Festival International de la bande dessin&eacute;e d&rsquo;Angoul&ecirc;me sous forme de journal de bord q...]]></description>
      <pubDate>Tue, 06 Feb 2024 11:30:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr" style="text-align: justify;"><span>Comme l&rsquo;an dernier, nous vous proposons un report de la derni&egrave;re &eacute;dition du Festival International de la bande dessin&eacute;e d&rsquo;Angoul&ecirc;me sous forme de journal de bord que nous esp&eacute;rons immersif accompagn&eacute; de photos des jolies choses que nous avons pu voir sur place. Bien entendu, il est impossible de rendre compte de l&rsquo;immensit&eacute; des propositions qu&rsquo;offrent le festival, pour tous &acirc;ges et tous profils, du curieux au plus passionn&eacute;. Nous n&rsquo;avons malheureusement pas pu faire tout ce qui nous int&eacute;ressait. Un tel &eacute;v&eacute;nement est affaire de choix et d&rsquo;&eacute;nergie mais le s&eacute;jour fut bon et on vous en parle ici !&nbsp;&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;">Cette &eacute;dition s'est tenue du 25 au 28 janvier. Le cap des 50 est pass&eacute; et le festival poursuit sa recherche d'&ecirc;tre au plus pr&egrave;s du paysage BD actuel. Il tatonne, exp&eacute;rimente et &eacute;volue constamment. Cette ann&eacute;e, c'est la mutation du <strong>Pavillon Jeunes Talents en Espace Nouvelles Cr&eacute;ations, </strong>la promotion de la BD canadienne et qu&eacute;b&eacute;coise dans un endroit d&eacute;di&eacute;, le d&eacute;veloppement de l'espace jeunesse ou encore la volont&eacute; de mettre en lumi&egrave;re la pratique num&eacute;rique qui sont &agrave; l'honneur. En parall&egrave;le, il essaye toujours de proposer pl&eacute;thore d'&eacute;v&eacute;nements vari&eacute;s avec des artistes et mouvements qui le sont tout autant. L'omnipr&eacute;sence de l'offre centr&eacute;e sur la culture asiatique que vous retrouverez dans cet article car c'est ce qui int&eacute;resse principalement votre serviteur ne doit pas dissimuler le fait que c'est une petite partie de tout ce que cette manifestation a &agrave; offrir et que si vos int&eacute;r&ecirc;ts diff&egrave;rent, ils seront n&eacute;anmoins s&ucirc;rement combl&eacute;s.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;"><span>Le programme est charg&eacute;, donc on ne ch&ocirc;me pas, d&egrave;s le vendredi matin ! L&rsquo;acc&egrave;s au festival est facilit&eacute; par une navette gratuite qui fait le tour du centre ville et peut nous d&eacute;poser pr&egrave;s de tous les lieux cl&eacute; de la ville. C&rsquo;est ainsi que nous voil&agrave; embarqu&eacute;s en direction de </span><strong>Manga City-Alligator 57</strong><span>, le bip&ocirc;le d&eacute;di&eacute; &agrave; la culture urbaine et &agrave; la bd asiatique. L&rsquo;an dernier, cet espace a vraiment souffert de sa taille relative qui ne pouvait pas assumer les festivaliers venus en masse, s&eacute;duits par l&rsquo;annonce de pointures aussi reconnues m&ecirc;me hors des cercles sp&eacute;cialis&eacute;s que sont Hajime Isayama, auteur de </span><span>l&rsquo;Attaque des titans</span><span> et Junji Ito, le ma&icirc;tre de l&rsquo;horreur japonaise. Les t&ecirc;tes d&rsquo;affiche de cette ann&eacute;e, non pas moins prestigieuses mais moins grand public, ont fait que l&rsquo;affluence &eacute;tait plus raisonnable et nous avons pu ainsi profiter plus sereinement de cet espace. </span><span><br></span><span>De plus, ils ont &eacute;t&eacute; remodel&eacute;s et en partie r&eacute;am&eacute;nag&eacute;s, l&rsquo;int&eacute;rieur respire plus, tout est moins concentr&eacute;, on circule mieux. Malgr&eacute; le fait que cette bulle d&eacute;di&eacute;e au manga m&eacute;riterait d&rsquo;&ecirc;tre plus grande, l&rsquo;effort est appr&eacute;ciable. La sc&eacute;nographie &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de </span><strong>Manga City</strong><span><strong> </strong>a &eacute;t&eacute; elle aussi augment&eacute;e, avec toute une partie grim&eacute;e comme des rues traditionnelles japonaises, ajoutant un cachet suppl&eacute;mentaire au lieu. Mais si nous nous sommes dirig&eacute;s ici en premier lieu avec un but en t&ecirc;te (autre que commencer &agrave; faire des emplettes). </span><span><br></span><span>Nous avons fonc&eacute; sur le stand des &eacute;ditions </span><strong>IMHO</strong><span> pour rencontrer </span><strong>Claude Leblanc</strong><span>, auteur du livre </span><em>La r&eacute;volution Garo (1945-2002)</em><span>, pour la seule journ&eacute;e o&ugrave; nous pouvions le rencontrer. D&eacute;j&agrave; que nous n&rsquo;avons pas pu &ecirc;tre disponibles pour assister &agrave; sa conf&eacute;rence, nous n'allions pas rater l&rsquo;occasion de papoter avec lui sur son formidable livre.&nbsp; Cet ouvrage, fruit d&rsquo;un long travail passionn&eacute;, est inestimable tant il documente pr&eacute;cis&eacute;ment ce pan trop m&eacute;connu de l&rsquo;Histoire de la bande dessin&eacute;e. En effet le magazine</span><span> <em>Garo</em></span><span> est une parution culte au Japon et a ouvert le manga a des formes d&rsquo;expressions plus libres, audacieuses et engag&eacute;es en r&eacute;action aux productions st&eacute;r&eacute;otyp&eacute;es des circuits principaux. Elle a &eacute;t&eacute; aussi le t&eacute;moin des bouleversements majeurs de la soci&eacute;t&eacute; japonaise, de sa cr&eacute;ation &agrave; sa disparition. Son influence reste immense, m&ecirc;me sur la bande dessin&eacute;e mondiale. Ce document est la seule source mondiale a &ecirc;tre aussi exhaustive et compl&egrave;te sur ce sujet, une vraie mine d&rsquo;informations passionnantes pour tout amateur de bande dessin&eacute;e. Et l&rsquo;auteur derri&egrave;re l'&oelig;uvre est tout aussi passionnant ! Affable, disponible et tr&egrave;s sympathique, l&rsquo;&eacute;change avec lui fut d&eacute;licieux, merci &agrave; </span><span>Claude Leblanc</span><span> et au plaisir d&rsquo;une nouvelle discussion si nos routes se croisent &agrave; nouveau ! </span><span><br><br></span></p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;"><span>Un petit tour sur les autres stands de la bulle et nous voil&agrave; repartis pour notre premi&egrave;re exposition de l&rsquo;&eacute;dition, celle sur </span><em>Requiem - Chevalier Vampire</em><span><em> </em>de </span><strong>Pat Mills</strong><span> et </span><strong>Olivier Ledroit</strong><span>. Elle se tenait &agrave; la <strong>CCI</strong> de la ville, donc de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; du site. Le FIBD c&rsquo;est aussi &ccedil;a, des aller-retours, la travers&eacute;e de la ville dans tous les sens !</span><span><br></span><span>Cette s&eacute;rie, fleuron de la techno-dark fantasy, m&eacute;ritait bien son exposition tant son univers, son sc&eacute;nario et ses planches sont d&rsquo;une d&eacute;mesure hallucinante et hallucin&eacute;e. (Jugez plut&ocirc;t ci-dessous)&nbsp;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><b>&nbsp;<img src="/upload/423105951_1081644976413677_4231769863129863643_n.jpg" width="400" height="300" alt="423105951_1081644976413677_4231769863129863643_n.jpg (401 KB)"></b></p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;"><span>En plus des planches expos&eacute;es, nous avons pu admirer diff&eacute;rents produits d&eacute;riv&eacute;s et &oelig;uvres annexes comme des sculptures de </span><strong>Olivier Ledroit</strong><span>. L&rsquo;auteur &eacute;tait &eacute;galement pr&eacute;sent pour remettre le premier prix de son association &ldquo;BD et autisme&rdquo; qui r&eacute;compense, promeut et expose les candidats, tous touch&eacute;s par cette pathologie.&nbsp;&nbsp;</span></p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;"><span>Pas le temps de se remettre de ces incroyables planches qu&rsquo;il est l&rsquo;heure de se rendre &agrave; la masterclass de </span><strong>Shin&rsquo;Ichi Sakamoto</strong><span>, l&rsquo;un des trois grands invit&eacute;s japonais du festival. L&rsquo;auteur, fort d&rsquo;une trentaine d&rsquo;ann&eacute;es de carri&egrave;re, est surtout connu chez nous pour son diptyque </span><em>Innocent/Innocent Rouge</em><span> qui aborde le destin de la famille Sanson, vraie dynastie de bourreaux de Paris pendant la R&eacute;volution Fran&ccedil;aise. Cette ann&eacute;e, il vient en lien avec la promo de son dernier n&eacute; </span><em>#DRCL : Midnight Children</em><span>, revisite le mythe du </span><em>Dracula</em><span> de Bram Stoker. L&rsquo;&eacute;v&eacute;nement a eu lieu au </span><strong>Th&eacute;&acirc;tre d&rsquo;Angoul&ecirc;me</strong><span> dans une Grande Salle pleine &agrave; craquer. </span><span><br></span><span>Cette heure et demie a &eacute;t&eacute; l&rsquo;occasion de revenir en d&eacute;tail sur son dernier manga, son processus de travail mais aussi sur son rapport &agrave; l&rsquo;horreur et &agrave; la violence, &agrave; l&rsquo;Europe qui sont des aspects qui parcourent toute la derni&egrave;re partie de sa bibliographie. L&rsquo;auteur a aussi pu s&rsquo;exprimer sur l&rsquo;aspect revendicatif sur l&rsquo;&eacute;galit&eacute; des genres et la mani&egrave;re dont il &eacute;crit et pense ses personnages f&eacute;minins, avatars de combats &eacute;mancipateurs et de bouleversements des m&oelig;urs. Il est malheureusement impossible de retranscrire en d&eacute;tail toute la richesse de cet &eacute;change tant il &eacute;tait intense. Il &eacute;tait beau de voir </span><strong>Shin&rsquo;Ichi Sakamoto</strong><span>, qui se faisait tout petit en d&eacute;but de conf&eacute;rence, tout appr&ecirc;t&eacute; qu&rsquo;il &eacute;tait, d&eacute;stresser progressivement et prendre un peu plus ses aises face au nombre important d&rsquo;auditeurs attentifs que nous &eacute;tions.&nbsp;</span></p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;"><span>Mais le ma&icirc;tre n&rsquo;&eacute;tait pas pr&eacute;sent sur le festival que par sa pr&eacute;sence dont il nous a honor&eacute;, mais avec une exposition immersive d&eacute;di&eacute;e &agrave; </span><span><em>#DRCL</em> </span><span>&agrave; la mani&egrave;re de celle de Philippe Druillet que nous vous pr&eacute;sentions l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re. Elle &eacute;tait visible &agrave; la m&ecirc;me </span><strong>chapelle Guez-de-Balzac</strong><span>, non loin de la place de l&rsquo;H&ocirc;tel de Ville o&ugrave; se situe le </span><span>Th&eacute;&acirc;tre.</span><span> Elle est id&eacute;alement situ&eacute;e &agrave; quelques rues du <strong>Mus&eacute;e</strong>, ce qui nous a permis de faire d&rsquo;une pierre deux coups : l&rsquo;immersion avec les vampires puis <strong>&ldquo;Au-del&agrave; des genres&rdquo;</strong>, l&rsquo;exposition consacr&eacute;e &agrave; l&rsquo;immense </span><strong>Moto Hagio</strong><span> ! <br></span><span>La plong&eacute;e musicale dans les planches de Druillet &eacute;tait d&eacute;j&agrave; fantastique mais le travail de composition et de mise en sc&egrave;ne pour mettre <em>#</em></span><em>DRCL</em><span> a l&rsquo;honneur a &eacute;t&eacute; encore plus loin ! Sinistre et magnifique, ces quelques minutes dans l&rsquo;Angleterre gothique sont magnifi&eacute;es par l&rsquo;architecture du lieu. Certains chanceux ont pu visiter l&rsquo;expo de nuit et ce devait &ecirc;tre encore plus fort, m&ecirc;me si l&rsquo;effet horrifique marchait d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s bien en milieu d&rsquo;apr&egrave;s-midi !<br><br></span><span><img src="/upload/422856803_1089013402246383_7212916080602437659_n.jpg" width="500" height="377" alt="422856803_1089013402246383_7212916080602437659_n.jpg (286 KB)"><br></span><span>Direction le </span><strong>Mus&eacute;e</strong><span> maintenant ! Pouvoir voir les planches originales, le travail des formes, les ratures, superpositions est quelque chose de toujours &eacute;mouvant. C&rsquo;est toujours une chance inestimable de se tenir pr&egrave;s de telles reliques. Mais en ce qui concerne votre serviteur, rarement cela a &eacute;t&eacute; aussi fort que pour les planches de celle qui a &eacute;t&eacute; r&eacute;compens&eacute;e du Fauve d&rsquo;Honneur cette ann&eacute;e. </span><span>Moto Hagio</span><span> est certainement l&rsquo;une des personnalit&eacute;s les plus importantes pour le 9&egrave; art en g&eacute;n&eacute;ral pr&eacute;sente &agrave; Angoul&ecirc;me cette ann&eacute;e. <br></span><span>En effet, d&egrave;s ses d&eacute;buts dans les ann&eacute;es 1970, elle a particip&eacute; &agrave; repousser les limites du genre du manga pour jeunes filles (sh&ocirc;jo) avec, entre autres, le cercle form&eacute; avec plusieurs de ses consoeurs, le groupe de l&rsquo;an 24. A l&rsquo;&eacute;poque, ces histoires &eacute;taient tr&egrave;s largement &eacute;crites par des hommes et elles ont particip&eacute; &agrave; leur r&eacute;appropriation, avec des histoires plus proches des lectrices, plus s&eacute;rieuses et denses&nbsp; Elles sont &eacute;galement ouvert la voie aux autrices apr&egrave;s elles dans les domaines de la fantasy, SF, horreur, aux histoires &eacute;rotiques, genre dans lesquels les femmes &eacute;taient litt&eacute;ralement inexistantes, bien qu&rsquo;elles ne soient toujours pas assez repr&eacute;sent&eacute;es. Elles se sont &eacute;galement illustr&eacute;es dans une recherche esth&eacute;tique pouss&eacute;e, cherchant ici aussi &agrave; d&eacute;fricher des terrains inconnus, ne rechignant jamais &agrave; l&rsquo;exp&eacute;rimentation graphique qui fait encore l&rsquo;une des richesses du sh&ocirc;jo &agrave; l&rsquo;heure actuelle. Leur impact est incommensurable et s&rsquo;&eacute;tend loin des fronti&egrave;res japonaises. Avoir une telle autrice ici est une chance inestimable et voir son travail d&rsquo;aussi pr&egrave;s en est une tout aussi grande.</span><span><br></span><span><br></span><span><img src="/upload/421567802_1103022664475592_3159086238900104206_n.jpg" width="500" height="664" alt="421567802_1103022664475592_3159086238900104206_n.jpg (150 KB)"></span></p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;"><span>Une fois la file relativement longue, pass&eacute;e pour entrer dans la salle d&rsquo;exposition, nous naviguons chronologiquement dans sa bibliographie, comme si nous suivions son &eacute;volution en temps r&eacute;el. Nous explorons ainsi sa vie artistique, toujours mise en parall&egrave;le avec les &eacute;tapes correspondantes de sa vie. Comme &agrave; chaque fois au mus&eacute;e de la ville, le nombre de planches collect&eacute;es et s&eacute;lectionn&eacute;es est impressionnant et, bien que le parcours soit un poil &eacute;troit au vu du nombre de festivaliers pr&eacute;sents, c&rsquo;est un r&eacute;gal &agrave; parcourir. Nous n&rsquo;avons pas pu rencontrer la Dame, ni assister &agrave; sa masterclass mais au moins, nous avons pu approcher les sources de son travail primordial et c&rsquo;est une mani&egrave;re de conclure cette premi&egrave;re journ&eacute;e en beaut&eacute; avant d&rsquo;aller rejoindre les copains pour d&eacute;briefer autour d&rsquo;une bonne boisson !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><b>&nbsp;</b></p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;"><span>Une nuit bien trop courte pour un samedi qui s&rsquo;annonce bien rempli plus tard, nous revoil&agrave; en route ! La grosse attente de la matin&eacute;e est la masterclass de la derni&egrave;re t&ecirc;te de l&rsquo;hydre des invit&eacute;s japonais : </span><strong>Hiroaki Samura</strong><span>, encore dans la grande salle du </span><strong>Th&eacute;&acirc;tre d&rsquo;Angoul&ecirc;me</strong><span>. Mais avant, petit passage par le </span><strong>Nouveau Monde</strong><span>, la bulle des &eacute;diteurs et artistes ind&eacute;pendants, l&rsquo;endroit parfait pour les bonnes surprises pour qui aime sa bande dessin&eacute;e diff&eacute;rente. Elle a aussi cet avantage compar&eacute; aux deux autres grandes bulles, d&rsquo;&ecirc;tre moins peupl&eacute;e, m&ecirc;me le samedi et d&rsquo;avoir plus facilement des &eacute;changes avec les &eacute;diteurs et artistes pr&eacute;sents. Une fois la razzia faite sur les stands du </span><strong>L&eacute;zard Noir</strong><span> et de </span><strong>Corn&eacute;lius</strong><span>, c&rsquo;est parti pour 1h30 en compagnie du ma&icirc;tre </span><strong>Samura</strong><span>. </span><span><br></span><span>Chez nous, il est surtout connu pour </span><em>l&rsquo;Habitant de l&rsquo;infini</em><span>, monument du manga de sabre et immanquable pour tous lecteurs de bande dessin&eacute;e nippone (qui &eacute;tait d&rsquo;ailleurs &agrave; l&rsquo;honneur &agrave; travers une exposition &agrave; </span><span>l&rsquo;<strong>espace Franquin</strong></span><span> sur laquelle nous reviendrons un peu plus loin). Comme pour celle de </span><strong>Shin&rsquo;Ichi Sakamoto</strong><span> et s&ucirc;rement toutes celles auxquelles nous n&rsquo;avons pu assister, impossible de retranscrire fid&egrave;lement la richesse de l&rsquo;&eacute;change men&eacute; cette fois-ci par </span><strong>Fausto Fasulo</strong><span>, fondateur du magazine </span><em>Atom</em><span>, r&eacute;dacteur en chef de </span><em>Mad Movies</em><span>, directeur artistique du festival pour sa branche asiatique en plus d&rsquo;&ecirc;tre un immense fan du mangaka. La masterclass, &agrave; l&rsquo;image des investigations pr&eacute;sentes dans </span><span>Atom</span><span>, balaye en d&eacute;tail les premi&egrave;res ann&eacute;es de l&rsquo;auteur, cible pr&eacute;cis&eacute;ment des anecdotes in&eacute;dites, rentre dans les d&eacute;tails du parcours artistique et des connexions de </span><strong>Samura</strong><span> avant de rentrer dans les d&eacute;tails de la conception de <em>l&rsquo;Habitant de l&rsquo;infini</em>, son rapport &agrave; la couleur, &agrave; la composition etc. Nous avons eu droit aussi &agrave; des discussions sur des ain&eacute;s d&eacute;terminants dans le parcours de l&rsquo;invit&eacute; comme </span><strong>Rumiko Takahashi</strong><span> et </span><strong>Katsuhiro Otomo</strong><span>. Nous avons eu aussi droit &agrave; des sujets extra-BD comme l&rsquo;impact du western et du pinky violence (genre d&rsquo;exploitation japonais mettant en sc&egrave;ne des personnages f&eacute;minins badass, avec souvent une dose d&rsquo;action, de sang et d&rsquo;&eacute;rotisme). Une heure et demie ultra compl&egrave;te et passionnante, parfaitement compl&eacute;t&eacute;e par <strong>&ldquo;Corps et armes&rdquo;</strong> vers laquelle nous nous sommes dirig&eacute;s en suivant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><b>&nbsp;</b></p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;"><span><img src="/upload/423105486_276698545235642_3693143716851460315_n.jpg" width="500" height="664" alt="423105486_276698545235642_3693143716851460315_n.jpg (303 KB)"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><b>&nbsp;</b></p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;"><strong>L&rsquo;espace Franquin</strong><span> se situe un peu plus bas dans la ville, qui culmine en un niveau o&ugrave; se trouvent justement l&rsquo;H&ocirc;tel de ville, le th&eacute;&acirc;tre etc. C&rsquo;est un complexe un peu dans lequel se m&ecirc;lent espaces de conf&eacute;rence et d&rsquo;exposition. Apr&egrave;s une file compl&eacute;t&eacute;e plus rapidement que pr&eacute;vu, nous entrons donc dans l&rsquo;antre de <em>l&rsquo;</em></span><em>Habitant de l&rsquo;infini</em><span>, mise en sc&egrave;ne aux couleurs de l'&oelig;uvre, rouge comme le sang. Beaucoup plus concise que celle consacr&eacute;e &agrave; </span><strong>Moto Hagio</strong><span>, l&rsquo;endroit d&eacute;borde n&eacute;anmoins des sublimes planches de l&rsquo;auteur. Elle est divis&eacute;e en deux parties, une sur son travail au crayon et l&rsquo;autre consacr&eacute;e aux pi&egrave;ces en couleur, deux champs dans lesquels </span><strong>Hiroaki Samura</strong><span> excelle. Voir les originales en noir et blanc &eacute;tait particuli&egrave;rement appr&eacute;ciable pour prendre la pleine mesure de la finesse et du d&eacute;tail du travail de l&rsquo;auteur, toujours tr&egrave;s fi&eacute;vreux.&nbsp;&nbsp;</span></p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;"><span><img src="/upload/423062704_622532413337523_6577696509917176838_n.jpg" width="500" height="377" alt="423062704_622532413337523_6577696509917176838_n.jpg (123 KB)"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Le gros morceau de l&rsquo;apr&egrave;s-midi nous attend &agrave; pr&eacute;sent, &agrave; <strong>l&rsquo;Alpha m&eacute;diath&egrave;que</strong> situ&eacute;e pr&egrave;s de de <strong>Manga City</strong>. Une nouvelle masterclass sous forme de rencontre de deux artistes d&rsquo;exception, deux l&eacute;gendes : <strong>Joann Sfar x Rintar&ocirc;</strong> !!<br>Le premier est celui &agrave; qui nous devons <em>le Chat du Rabbin</em>, <em>Aspirine</em>, <em>Petit Vampire</em> et plus r&eacute;cemment <em>Les Idol&acirc;tres</em> entre beaucoup d&rsquo;autres merveilleuses choses. Son travail navigue entre amour des univers de l&rsquo;imaginaire et r&eacute;cits plus personnels, avec toujours une patte qui lui est bien propre. Il s&rsquo;est &eacute;galement illustr&eacute; dans d&rsquo;autres disciplines comme le cin&eacute;ma et la litt&eacute;rature. Un artiste ultra prolifique et complet qui fait un bien fou &agrave; notre paysage culturel.&nbsp; Et de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; de la sc&egrave;ne, une autre l&eacute;gende, peut-&ecirc;tre plus obscure pour le grand public occidental alors que beaucoup connaissent certaines de ses &oelig;uvres. Du haut de ses 83 ans, <strong>Rintar&ocirc;</strong> est l&rsquo;un des artisans majeurs des plus grandes heures de l&rsquo;animation japonaise et involontairement l&rsquo;un des acteurs majeurs de la toute premi&egrave;re vague de diffusion de la pop culture japonaise en France, chose que n&rsquo;a pas manqu&eacute; de souligner <strong>Joann Sfar</strong> avec un &eacute;mouvant t&eacute;moignage d&rsquo;ailleurs. Parmi ses hauts faits connus par chez nous, il est le r&eacute;alisateur de <em>Albator : Le myst&egrave;re de l&rsquo;Atlantis</em> (ainsi que certains &eacute;pisodes de la s&eacute;rie culte) , <em>Galaxy Express 999</em> ou encore <em>Metropolis</em>. Un parfait cam&eacute;l&eacute;on &agrave; l'aise dans tous les registres, univers et pour tous les publics. Il est r&eacute;cemment revenu sur le devant de la sc&egrave;ne avec la publication chez <strong>Kana</strong> de son autobiographie en BD <em>Ma vie en 24 images par seconde</em>. Cette discussion, en plus d&rsquo;&ecirc;tre elle aussi tr&egrave;s riche en anecdotes et informations sur les deux artistes, &eacute;tait particuli&egrave;rement engageante &agrave; suivre de par le respect tr&egrave;s palpable que chacun des invit&eacute;s entretient pour la personne et le travail de l&rsquo;autre. Les deux sont en plus&nbsp; tr&egrave;s &agrave; l&rsquo;aise dans l&rsquo;exercice, d&eacute;tendus, n&rsquo;h&eacute;sitant jamais &agrave; &eacute;tendre leur prise de parole ou &agrave; faire de l&rsquo;humour. L&rsquo;ambiance &eacute;tait moins formelle qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;accoutum&eacute;e, aussi divertissante qu'int&eacute;ressante. Cette discussion a &eacute;t&eacute; l&rsquo;occasion de croiser les regards sur les r&eacute;alisations, la culture de l&rsquo;autre, d&rsquo;aborder la mani&egrave;re dont <strong>Rintar&ocirc;</strong> a pu influencer <strong>Joann Sfar</strong> ou encore comment chacun s&rsquo;approprie les th&egrave;mes et univers qu&rsquo;ils ont en commun. Et entre ces sujets s&eacute;rieux, nous avons par exemple pu apprendre que <strong>Joann Sfar</strong> a &eacute;t&eacute; oubli&eacute; dans une salle de classe qui lui servait de logement lors de sa premi&egrave;re venue au Japon, qu&rsquo;un s&eacute;isme s&rsquo;est produit pendant la nuit et qu&rsquo;il a d&ucirc; fuir en slip dans la rue, compl&egrave;tement paniqu&eacute;. Improbable !<br><br>La fin du festval, deuxi&egrave;me moiti&eacute; d'apr&egrave;s-midi du samedi et dimanche matin se partagent entre d&eacute;dicaces (<strong>J&eacute;r&eacute;my Bastian</strong> et <strong>Reno Lemaire</strong> et <strong>Tony Valente</strong>, toujours une joie de les retrouver) et shopping dans les diff&eacute;rentes spots, notamment un <strong>Monde des Bulles </strong>totalement plein &agrave; craquer, un samedi classique en somme !&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Le Festival d'Angoul&ecirc;me n'est pas parfait, fait parfois des erreurs mais fait partie de ces &eacute;v&eacute;nements qui ne cherchent pas &agrave; rester sur leurs acquis et essayent de continuellement se renouveller pour proposer une exp&eacute;rience forte &agrave; chaque &eacute;dition. La qualit&eacute; de sa programmation et des &eacute;v&eacute;nements qu'il propose, elles, sont ind&eacute;niables et t&eacute;moignent d'un immense travail continu. L'&eacute;dition fut une nouvelle fois g&eacute;niale. Nous nous y retrouverons ! &nbsp;</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Live Report de l'Ocean Fest #1</title>
      <description><![CDATA[Ce 31 mars dernier, Radio Campus Pau est parti combattre la grisaille en se rendant &agrave; l'oasis ensoleill&eacute; le plus rayonnant de ce premier trimestre 2023 : la premi&egrave;re &eacute;dition de l'...]]></description>
      <pubDate>Wed, 12 Apr 2023 16:00:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-campus-pau.radio-website.com/news/live-report-de-l-ocean-fest-1-54</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Ce 31 mars dernier, Radio Campus Pau est parti combattre la grisaille en se rendant &agrave; l'oasis ensoleill&eacute; le plus rayonnant de ce premier trimestre 2023 : la premi&egrave;re &eacute;dition de l'<strong>Ocean Fest &agrave; Biarritz</strong> que nous avons d&eacute;j&agrave; eu l'occasion de vous pr&eacute;senter sur le site avec un interview que <strong>Worakls</strong>, co-organisateur de l'&eacute;v&eacute;nement avec <strong>Hugo Cl&eacute;ment</strong> et leur association <strong>Blue Force</strong>, a eu la gentillesse de nous accorder. Pour rappel, l'<strong>Ocean Fest</strong> est un &eacute;v&eacute;nement festif caritatif dont les recettes sont enti&egrave;rement revers&eacute;s &agrave; une association qui lutte pour la sauvegarde de l'environnement et de la vie animale. Pour cette premi&egrave;re, c'est &agrave; <strong>Sea Sheperd</strong> qui a &eacute;t&eacute; choisie, reconnue &agrave; l'internationale pour son engagement dans la protection des oc&eacute;ans. De plus, tous les musiciens invit&eacute;s ont accept&eacute; de venir jouer b&eacute;n&eacute;volement pour soutenir cet engagement.&nbsp; Et pour une &eacute;dition inaugurale, on peut dire que les petits plats ont &eacute;t&eacute; mis dans les grands au niveau du line-up d'artistes propos&eacute;s ! On salive d'avance pour les prochaines &eacute;ditions !</em>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 18pt;"><strong>Le site<br></strong></span><br>Avant d'aborder les concerts en eux-m&ecirc;mes, faisons un tour du site du festival ! C'est &agrave; la <strong>Halle d'Iraty</strong> que les festivit&eacute;s ont eu lieu, un grand complex ayant l'habitude d'accueillir concerts, festivals et salons. L'endroit est facilement accessible, situ&eacute; pr&egrave;s de l'a&eacute;roport et de grands axes routiers. La gare n'est pas tr&egrave;s &eacute;loign&eacute;e non plus, tout comme les arr&ecirc;ts de bus ce qui facilit&eacute; son acc&egrave;s. C'est un grand b&acirc;timent &agrave; plusieurs &eacute;tages partag&eacute; entre les diff&eacute;rents coins habituels que nous pouvons retrouver dans un festival : points cashless, merch, vestiaires, plusieurs toilettes (pr&eacute;sents &eacute;galement en ext&eacute;rieur) et &eacute;videmment, la salle de concerts. Malgr&eacute; le sold out de cette &eacute;dition, l'accessibilit&eacute; &eacute;tait top, il nous a sembl&eacute; assez facile de circuler &agrave; l'int&eacute;rieur, tout est facilement accessible et lisible avec la pr&eacute;sence de nombreux b&eacute;n&eacute;voles un peu partout en cas de besoin.&nbsp;<br>Pour se nourrir et s'hydrater, c'est principalement dehors que &ccedil;a se passe ! Les restaurateurs pr&eacute;sents aux sp&eacute;cialit&eacute;s vari&eacute;es &eacute;taient l'assurance d'en avoir pour tous les go&ucirc;ts. Mention sp&eacute;ciale pour la qualit&eacute; des produits de ceux que nous avons pu tester, qui semblaient &agrave; l'image des autres au vu de l'odeur de chaque food truck. Produits frais, pr&eacute;parations maison, localit&eacute; et prix abordables, un r&eacute;gal ! Les festivaliers ne s'y&nbsp; sont pas tromp&eacute;s au vu des queues malheureusement tr&egrave;s longues, une fois la soir&eacute;e lanc&eacute;e. En tout cas, c'est r&eacute;jouissant de constater que les choix en terme de qualit&eacute; et d'engagement qui nous ont pouss&eacute; &agrave; nous int&eacute;resser au festival ont &eacute;t&eacute; pouss&eacute; jusqu'&agrave; la partie restauration ! <br>S'il est important de bien se restaurer en festival, l'endroit le plus important, celui de toutes les attentions est &eacute;videmment la salle ! Elle &eacute;tait tout &agrave; fait adapt&eacute;e &agrave; la densit&eacute; de population, avec 3 buvettes pour reprendre des forces sans risquer de manquer un bout du show.&nbsp; Une disposition totalement ad&eacute;quate, tout comme les sons et lumi&egrave;res nickels pour chaque passage, mettant bien en valeur la musique des artistes pr&eacute;sents pour la soir&eacute;e ! Et c'est d'eux que nous allons parler &agrave; pr&eacute;sent !&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 18pt;"><strong>Les shows</strong></span></p>
<p>C'est avec <strong>Silly Boy Blue</strong> que nous entamons notre soir&eacute;e apr&egrave;s le petit tour de reconnaissance du site, boissons en main, pr&ecirc;ts. L'artiste nantaise empruntant son nom &agrave; une chanson de David Bowie constitute une parfaite entr&eacute;e en mati&egrave;re pour une intensit&eacute; qui va grimper crescendo tout au long de la soir&eacute;e. Malgr&eacute; un manque d'aise palpable au d&eacute;but, elle a su gagner en assurance, tant au niveau de ses prises de paroles entre les morceaux que sur sa pr&eacute;sence sc&eacute;nique. N&eacute;anmoins, cette f&eacute;brilit&eacute; du d&eacute;but ne l'emp&ecirc;chera pas de d&eacute;livrer ses titres indie pop/rock, m&eacute;lancoliques devant un public d&eacute;j&agrave; plut&ocirc;t cons&eacute;quent vu l'heure de passage de mani&egrave;re tout &agrave; fait convaincante.&nbsp;</p>
<p>Tirs group&eacute;s ensuite sur <strong>Synapson</strong> et <strong>The Avener</strong>, desquels nous avons manqu&eacute; un bout afin d'aller nous confronter aux files d'attente d&eacute;j&agrave; bien fournies devant les food trucks. Deux noms bien install&eacute;s dans la sc&egrave;ne electro fran&ccedil;aise qui ram&egrave;nent un monde toujours croissant dans la salle. Les deux entit&eacute;s ont de gros points communs : un go&ucirc;t certain pour les musiques extra-occidentales et les samples &eacute;clectiques, du groove &agrave; tous les &eacute;tages, et une vibe estivale imparable, entre autres attraits. Avec cet enchainement tr&egrave;s homog&egrave;ne, la f&ecirc;te commence. L'ambiance est au rendez-vous. Nous n'en sommes encore qu'&agrave; la premi&egrave;re partie de la soir&eacute;e mais une joie communicative &eacute;merge et s'installe d'hors et d&eacute;j&agrave; pour ne plus quitter les lieux.</p>
<p>Viennet ensuite le duo <strong>Polo &amp; Pan </strong>qui viennent faire la transition entre la premi&egrave;re et seconde partie du festival dans une bonne humeur explosive. Les deux comp&egrave;res sont ravis d'&ecirc;tre l&agrave; et rayonnent de cette &eacute;nergie positive, ils se renvoient parfaitement la balle musicalement comme sc&eacute;niquement, une coh&eacute;sion tr&egrave;s forte se d&eacute;gage d'eux. C&ocirc;t&eacute; musique tout est en place, c'est chill, peut-&ecirc;tre plus que le set pr&eacute;c&eacute;dent. Un set gav&eacute; ras la tronche de tubes bon enfant &agrave; destination d'une foule conquise, ondulant au rythme de leur d&eacute;contraction.</p>
<p>La nuit est tomb&eacute;e, les enfants sont couch&eacute;s. C'est l'heure de <strong>Worakls</strong>. Avant d'attaquer son set, l'artiste partage la sc&egrave;ne un instant avec <strong>Hugo Cl&eacute;ment</strong>, l'occasion pour eux de revenir sur l'&eacute;v&eacute;nement, leurs motivations, de remercier toutes les personnes qui ont rendu cela possible. Un bilan de milieu de soir&eacute;e au go&ucirc;t de rendez-vous pour la suite, car c'est les moment que les deux comp&egrave;res ont choisi pour nous confirmer<strong> l'arriv&eacute;e d'une deuxi&egrave;me &eacute;dition l'ann&eacute;e prochaine sur Deux Jours cette fois !</strong> Une nouvelle qui a de quoi booster encore plus l'audience pour la suite&nbsp; ! Et boost&eacute;e, elle l'a &eacute;t&eacute; !<br>Le co-organisateur rentre dans le dur directement, "Cloches" annonce la couleur. Sa musique est celle qui se d&eacute;marque probablement le plus de celle de ses autres comp&egrave;res, avec Vitalic peut-&ecirc;tre. Un set moins festif, &agrave; l'image de sa musique charg&eacute;e d'&eacute;motion, de pesanteur, de grandiose. L'ambiance est diff&eacute;rente mais ne perd pas en intensit&eacute;. Comment le pourrait-elle avec ces basses si pr&eacute;sentes, cette dimension cin&eacute;matographique qui capture la pi&egrave;ce pour l'un de nos highlights de la soir&eacute;e ? Un glissement s'op&egrave;re vers la suite, les choses s&eacute;rieuses. Le d&eacute;chainement.</p>
<p>On le sait, les artistes avec le plus gros potentiel de turn-up sont programm&eacute;s g&eacute;n&eacute;ralement en fin de soir&eacute;e, pour que l'intensit&eacute; accumul&eacute;e tout au long explose, Mosimann et Vitalic ont parfaitement endoss&eacute; ce r&ocirc;le, chacun &agrave; leur mani&egrave;re.<strong> Mosimann</strong> est un personnage mont&eacute; sur ressort. Et c'&eacute;tait pour notre plus grand plaisir. Une bonne humeur ultra communicative, un artiste qui ne tient pas en place derri&egrave;re sa console, un set millim&eacute;tr&eacute; pour que la danse et la f&ecirc;te soient de tous les instants. Peut-&ecirc;tre notre set favori du festival tant le transfert d'&eacute;nergies entre la sc&egrave;ne et le public a &eacute;t&eacute; fort, un retournement en r&egrave;gle qui n'&eacute;tait pas pr&egrave;s de se calmer.</p>
<p><strong>Vitalic</strong>, le bouquet final, le marathon ultime, la parfaite mani&egrave;re de conclure cette soir&eacute;e. L'artiste est moins d&eacute;monstratif que son pr&eacute;d&eacute;cesseur sur sc&egrave;ne mais connait clairement le pouvoir de ses compositions. Tout est carr&eacute;, plus lourde, rythm&eacute;, intense. Le public r&eacute;pond toujours pr&eacute;sent, malgr&eacute; la fatigue. Il ne nous a pas m&eacute;nag&eacute;, envoyant banger sur banger tel l'artificier sonore qu'il est. Le pic du crescendo est atteint. La soir&eacute;e fut &eacute;nergivore mais fortement bonne, il est dans de prendre le chemin du lit, pour un repos bien m&eacute;rit&eacute;.</p>
<p>Vous l'aurez compris, <strong>l'Ocean Fest</strong> &eacute;tait une r&eacute;ussite, une premi&egrave;re &eacute;dition tr&egrave;s carr&eacute;e en terme d'organisation, avec une sublime programmation et une coh&eacute;rence entre les valeurs affich&eacute;es et ce qui nous a &eacute;t&eacute; donn&eacute; de voir une fois sur place. C'est &agrave; notre tour de remercier toutes les personnes qui ont rendu &ccedil;a possible, toutes les &eacute;quipes, les artistes, merci pour ce beau moment !&nbsp;</p>
<p></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Présentation de l'Ocean Fest 2023</title>
      <description><![CDATA[Ce vendredi 31 mars se tient le premier festival majeur de 2023 dans les Pyr&eacute;n&eacute;es-Atlantiques : l'Ocean Fest ! Cet &eacute;v&eacute;nement nouveau dont la premi&egrave;re &eacute;dition se tient &agra...]]></description>
      <pubDate>Wed, 15 Mar 2023 14:27:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Ce vendredi 31 mars se tient le premier festival majeur de 2023 dans les Pyr&eacute;n&eacute;es-Atlantiques : l'Ocean Fest ! Cet &eacute;v&eacute;nement nouveau dont la premi&egrave;re &eacute;dition se tient &agrave; <strong>Biarritz</strong> nous propose un plateau colossal compos&eacute; de certaines des plus grosses figures de l'electro fran&ccedil;ais venus b&eacute;n&eacute;volement. Et le public ne s'y est pas tromp&eacute;, le succ&egrave;s en t&eacute;moigne. Un joli sold out en 48h qui fait d'autant plus plaisir que l'int&eacute;gralit&eacute; des recettes sont destin&eacute;es &agrave; l'ONG <strong>Sea Sheperd</strong>. Une super initiative pour rassembler artistes, acteurs locaux et le public pour soutenir les initiatives visant &agrave; sauvegarder la plan&egrave;te.</em><br><em>Nous avons eu la chance d'interviewer l'artiste <strong>Worakls,</strong> qui est non seulement &agrave; l'affiche, mais co-fondateur de l'association <strong>Blue Force</strong> avec <strong>Hugo Cl&eacute;ment</strong>, figure majeure de l'engagement &eacute;cologique en France, qui a organis&eacute; le festival. Vous retrouverez ici une synth&egrave;se de l'&eacute;change qu'il nous a gentiment accord&eacute;.</em></p>
<p style="text-align: justify;"></p>
<p>Tout part de <strong>Blue Force</strong> et d'une r&eacute;flexion de ses fondateurs quant &agrave; la mani&egrave;re de parler et sensibiliser aux enjeux &eacute;cologique de mani&egrave;re diff&eacute;rente, vulgariser de mani&egrave;re plus efficace. Leur r&eacute;ponse est de passer par l'&eacute;v&eacute;nementiel : organiser des moments festifs qui servent l'environnement pour recueillir des fonds pour aider des associations qui oeuvrent dans le sens de la sauvegarde environnementale. Ce moyen permet &eacute;galement de faire participer les citoyens qui n'ont pas besoin d'avoir de connaissances pr&eacute;alables mais veulent quand m&ecirc;me soutenir ces causes. L'<strong>Ocean Fest</strong> a donc &eacute;t&eacute; pens&eacute; dans cette id&eacute;e mais &agrave; plus grande &eacute;chelle et son succ&egrave;s prouve d&eacute;j&agrave; que l'id&eacute;e de m&ecirc;ler f&ecirc;te et &eacute;cologie s&eacute;duit, que l'on peut aborder ce sujet sans &ecirc;tre anxiog&egrave;ne et que les gens sont pr&ecirc;ts &agrave; se mobiliser.&nbsp;</p>
<p>En accord avec cet engagement, l'<strong>Ocean Fest</strong> se veut &ecirc;tre un festival &agrave; impact environnemental minimal, o&ugrave; chaque d&eacute;cision est pes&eacute;e. C'est par exemple ce qui a motiv&eacute; la venue d'artistes issus de la sc&egrave;ne nationale, qui peuvent venir sans prendre l'avion. Si cette premi&egrave;re &eacute;dition se fait &agrave; Biarritz, du fait de son &eacute;troit lien avec l'oc&eacute;an, il est possible qu'il s'exporte dans d'autres lieux pour les prochaines occurences. Il est &eacute;galement envisag&eacute; que plusieurs actions sur le site m&ecirc;me de l'&eacute;v&eacute;nement soient mises en place dans le futur. <br>Le choix de <strong>Sea Sheperd</strong> a &eacute;t&eacute; motiv&eacute; par plusieurs raison, d'abord par sa fiabilit&eacute; et sa d&eacute;votion tr&egrave;s largement reconnues&nbsp; pour la d&eacute;fense des oc&eacute;ans. De plus, <strong>Hugo Cl&eacute;ment</strong> et <strong>Worakls</strong> souhaitaient vraiment mettre en avant la protection de ce milieu pour cet &eacute;v&eacute;nement, <strong>Sea Sheperd</strong> &eacute;tait donc tout indiqu&eacute;e. Pour la suite, plusieurs pistes sont envisag&eacute;es, et ont d&eacute;j&agrave; collabor&eacute; &agrave; plusieurs reprises avec diff&eacute;rentes associations. Ici, <strong>Worakls</strong> nous citait par exemple <strong>Clean my Calanques</strong> qu'il a invit&eacute; lors d'un concert &agrave; Marseille.</p>
<p>Parfaite transition pour aborder le fait que les valeurs que d&eacute;fend <strong>Worakls</strong> avec Blue Force sont en accord avec ce qu'il est au quotidien et son engagement citoyen personnel. En interrogation constante sur les bons gestes, la mani&egrave;re de consommer de mani&egrave;re responsable et de limiter son empreinte carbone. Lorsque nous lui demandons quelquess conseils simples pour agir &agrave; une &eacute;chelle personnelle, il met en avant deux choses cruciales qu'il applique lui aussi au quotidien : le fait de <strong>s'informer&nbsp;</strong>afin de s'approprier les grands m&eacute;canismes qui r&eacute;gissent ces enjeux, comprendre les valeurs d'&eacute;chelles et&nbsp; ne pas tomber dans les pi&egrave;ges tendus par les diff&eacute;rentes industries et gouvernements. Le second point est le fait de ne <strong>pas se mettre d'oeill&egrave;res</strong> sur les choses qui nous d&eacute;plaisent mais qui sont bien pr&eacute;sentes. Avoir une vision des r&eacute;alit&eacute;s la plus juste possible. Et vu que l'engagement est quelque chose de personnel, il peut prendre des formes vari&eacute;es et que chaque geste compte, il est largement possible d'&ecirc;tre impactant &agrave; petite &eacute;chelle. Ce n'est pas facile mais possible.<br><br>Un moment tr&egrave;s instructif et qui met l'eau &agrave; la bouche concernant la soir&eacute;e de l'Ocean Fest dont nous vous ferons un report !&nbsp;</p>
<p>Si vous souhaitez retrouver l'interview dans son int&eacute;gralit&eacute;, c'est par <a href="/podcasts/interview-de-worakls-pour-locean-fest-138" target="_blank" rel="noopener">ici</a> !&nbsp;</p>
<p></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Live Report du concert de Médine à l'Atabal - 11/03/2023</title>
      <description><![CDATA[Ce samedi 11 mars 2023 marquait le retour de M&eacute;dine pr&egrave;s de chez nous. Digne repr&eacute;sentant d'un rap intelligent, engag&eacute;, port&eacute; par une plume aff&ucirc;t&eacute;e e...]]></description>
      <pubDate>Mon, 13 Mar 2023 11:45:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-campus-pau.radio-website.com/news/live-report-du-concert-de-medine-a-l-atabal-11-03-2023-47</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Ce samedi 11 mars 2023 marquait le retour de <strong>M&eacute;dine</strong> pr&egrave;s de chez nous. Digne repr&eacute;sentant d'un rap intelligent, engag&eacute;, port&eacute; par une plume aff&ucirc;t&eacute;e et percutante depuis pr&egrave;s de 20 ans. Son art est comme le bon vin, devenant meilleur album apr&egrave;s album. Sans cesse en remise en question tant sur le plan de ses r&eacute;flexions personnelles que sur sa musique, <strong>M&eacute;dine</strong> traverse les ann&eacute;es avec une majest&eacute; sans pareille. A rythme plut&ocirc;t soutenu, nous avons droit &agrave; un nouvel album m&ucirc;ri et poli, de vrais bijoux. Son dernier projet, M&eacute;dine France ne d&eacute;roge pas &agrave; la r&egrave;gle et c'est lui qu'il est venu d&eacute;fendre sur cette tourn&eacute;e. C'est &agrave; la fantastique salle de <strong>l'Atabal</strong> &agrave; Biarritz que nous avons pu le voir. On vous raconte &ccedil;a ici !&nbsp;</em><br>&nbsp;<br>C'est <span><strong>&Oslash;DEI</strong> qui se charge de l'ouverture du show et c'est parti pour 45 minutes de rap chant&eacute; en langue basque, aux influences tr&egrave;s actuelles, surtout Trap et Drill. L'ancien membre du groupe 2zio pouvait compter sur ses deux comp&egrave;res rappeurs et son DJ pour booster l'impact de leur performance sc&eacute;nique. N'&eacute;tant pas coutumier de la musique d'<strong>&Oslash;DEI</strong>, ni r&eacute;ellement habitu&eacute; &agrave; &eacute;couter de musique basque, je me suis quand m&ecirc;me plong&eacute; dans ce set dont l'intensit&eacute; des morceaux allait crescendo, tout comme leur assurance sur sc&egrave;ne. Les deux derniers morceaux notamment ont &eacute;t&eacute; de v&eacute;ritables bombes de puissance devant un public d&eacute;j&agrave; nombreux pour une premi&egrave;re partie, receptif et en parti d&eacute;j&agrave; familier des prestations de ces rappeurs locaux. Une bonne entr&eacute;e avant le plat de r&eacute;sistance !</span></p>
<p><span><img src="/upload/Photographie%20%2815%29.png" width="500" height="750" alt="Photographie (15).png (1.77 MB)" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Ce sont sur les premi&egrave;res lignes du morceau &eacute;ponyme du dernier album que les hostilit&eacute;s commencent. <strong>M&eacute;dine</strong> apparait enfin, sort de l'ombre et impose d&eacute;j&agrave; son charisme impressionnant et son &eacute;nergie. Il est &agrave; sa place sur sc&egrave;ne et en pleine ma&icirc;trise. Un v&eacute;ritable chef d'orchestre, survitamin&eacute; et taquin. Taquin car si le fil rouge du live est bien &eacute;videmment sa musique, il ne cessera de jouer avec le public avec espi&egrave;glerie. Cela commence d&eacute;j&agrave; par le fait qu'il d&eacute;cide de s'adapter &agrave; une audience qu'il trouve trop molle, moyen amusant de livrer quelques-uns de ses morceaux les plus doux et pos&eacute;s avec comme point d'orgue "Houri" d&eacute;di&eacute; &agrave; sa femme, <strong>Cheez Naan</strong>, qui vient rejoindre son mari. Un tr&egrave;s beau moment o&ugrave; la force de leur couple se d&eacute;voilant ici n'apparait jamais comme &eacute;l&eacute;ment de mise en sc&egrave;ne mais comme une id&eacute;e sinc&egrave;re. C'est ainsi qu'il jouera continuellement avec son public, &eacute;tablissant une r&eacute;elle proximit&eacute; et complicit&eacute; gr&acirc;ce &agrave; son aisance orale et son humour piquant.&nbsp;<br><br>Cette ambiance plus pos&eacute;e est vite balay&eacute;e par l'irruption quasiment ininterrompue de bangers pioch&eacute;s principalement dans ses albums les plus r&eacute;cents. Peu de respirations, l'&eacute;nergie reprend sa place. Un show &agrave; l'imagerie de la discographie de l'artiste. Si nous retrouvons r&eacute;guli&egrave;rement quelques morceaux plus tendres, elle est surtout pav&eacute;e de grosses frappes efficaces &agrave; l'&eacute;criture dense, toujours agr&eacute;ment&eacute;es de r&eacute;flexions pertinentes. <em>"Mes mots viennent de ma plume/Ma plume revient de la forge"</em> issu de "Rappeur de Force" r&eacute;sume parfaitement cette discographie pav&eacute;e de classiques et le concert. Un gros d&eacute;fouloir dans une superbe ambiance.</p>
<p><img src="/upload/Photographie%20%2832%29.png" width="770" height="513" alt="Photographie (32).png (5.12 MB)" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;"></p>
<p style="text-align: justify;"><br>En milieu de set, le morceau "Lecture Al&eacute;atoire", classique parmi les classiques a &eacute;t&eacute; jou&eacute; sur la demande d'une personne de l'audience dont c'&eacute;tait l'anniversaire. Ce moment figure parmi les points d'orgue du live et permet d'aborder plusieurs points. D&eacute;j&agrave;, <strong>M&eacute;dine</strong> nous a montr&eacute; ce soir l'importance qu'il accorde aux membres pr&eacute;sents avec lui sur sc&egrave;ne, son batteur, DJ et backer <strong>Alivor</strong> - jeune rappeur havrais prometteur et en grande forme lui aussi - et n'oublie jamais de les mettre en avant. Toujours dans son personnage taquin, il les accuse d'&ecirc;tre des faux "convaincus" (le nom qu'il donne &agrave; sa fanbase), de ne pas conna&icirc;tre vraiment ses titres et "Lecture Al&eacute;atoire" est tout appropri&eacute; pour trouver ses fans de la premi&egrave;re heure aussi bien parmi son entourage que sur la sc&egrave;ne. Ce titre datant de 2006 est un hommage aux rappeurs qui ont nourri <strong>M&eacute;dine</strong>, qui lui ont donn&eacute; envie de rapper. C'&eacute;tait donc l'occasion de d&eacute;couper le morceau en jeu de pistes, en chasse aux r&eacute;f&eacute;rences et aux paroles. Jeu toujours entre son groupe et son public. Une belle communion et un vrai moment fort du live.</p>
<p><img src="/upload/Photographie%20(3).png" width="770" height="513" alt="Photographie (3).png (6.69 MB)" style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;"></p>
<p style="text-align: justify;">Impossible de ne pas terminer le report sur l'&eacute;pique final. La surprise. Le turn up total. La guerre festive. 2 gros wall of death d'anthologie avec <strong>Alivor</strong> et <strong>M&eacute;dine</strong> venus jouer des coudes en communion avec la foule au son des refrains de "Grand Paris" et la "Puissance du port du Havre". La salle est retourn&eacute;e. Tous les artistes remercient une derni&egrave;re fois le public apr&egrave;s ces presque 2h de set g&eacute;n&eacute;reux sportif. Le public leur rend bien, conquis et &agrave; raison. Quelle prestation. Tout ce que nous pouvons attendre d'un excellent concert de rap &eacute;tait l&agrave;. Du <strong>Grand M&eacute;dine</strong>. Si <strong>M&eacute;dine</strong> ne fait pas du rap pour qu'on l'&eacute;coute, mais pour qu'on le r&eacute;&eacute;coute ; ses prestations sc&eacute;niques ne sont assur&eacute;ment pas faites pour qu'on vienne le voir mais pour que nous revenions le voir. Encore et encore. Merci &agrave; lui, son groupe, son staff, l'Atabal et toutes les personnes ayant travaill&eacute; pour rendre cette date possible !&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">En amont du concert, M&eacute;dine nous accord&eacute; une interview que vous pouvez retrouver dans son int&eacute;gralit&eacute; <a href="/podcasts/interviews-171/interview-de-medine-132" target="_blank" rel="noopener">ici</a> !&nbsp;<br><br></p>]]></content:encoded>
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